Choisir mon tambour...

La première question à se poser est :

Que voulez-vous en faire ? A quel besoin/envie souhaitez-vous qu'il réponde ?

  • Utilisation personnelle ? Voyages, bien-être, accompagnement de chant, méditation, mais pour vous même.
  • Utilisation pour vous et/ou une autre personne ? Généralement pour les accompagnants (thérapeutes, massages sonores, accompagnement de chants…).
  • Utilisation collective ? Vous avec et/ou pour les autres, concerts, rituels collectifs, cérémonies, groupes, accompagnants de stages, formations, spectacle…

Cela vous donnera déjà des indications sur la taille.
Plus un tambour est grand, plus il est adapté à jouer pour plusieurs personnes, quoique…

Pour une même peau, plus il est grand plus il est lourd et prend de la place. À considérer pour le transport ou la tenue sur une longue durée (lors d’un voyage ou d’un soin). Cependant sa grandeur offrira une profondeur de sonorité, une amplitude, et un enveloppement plus important également.

A noter, pour celles et ceux qui aiment emporter leur tambour dans un sac à dos, que ceux de 30 et 35 cm sont particulièrement adaptés, mais ils auront une profondeur de sons limitée. Ceux de 39 à 45 cm ont les tailles idéales pour une utilisation individuelle.

Les tambours de 40 à 55, voire 60 cm sont plus destinés à une utilisation en massage sonore, musicothérapie, accompagnement de petit groupe, cérémonies, grand plaisir individuel !

Au-delà, vous êtes vraiment sur des tambours pour une utilisation collective, avec un ou plusieurs joueurs sur un même tambour (cérémonies, rituels, danses, spectacles…).

En quel lieu ?

Votre tambour devra être particulièrement bien tendu d’origine pour une utilisation principalement en extérieur dans une région humide (Bretagne, Pays-Basque par exemple (!) ou plus généralement en forêt, ou juste à côté de la mer).

Si vous êtes souvent chez vous, ou dans une région plus sèche, un tambour moins tendu d’origine sera parfait.

En hutte à sudation, je vous conseille particulièrement les tambours double-peaux, ou les tambours de petit diamètre à peau épaisse, surtout le buffle qui a la particularité d’être particulièrement résistant à l’humidité, l’âne, le bison et le cheval peuvent être  très bien aussi.

Quel type de peau choisir ?

Techniquement elles ont toutes leurs avantages et inconvénients.

Et bien-sûr se pose la question de votre affinité et là vous seul(e) pouvez répondre !

Peaux naturelles animales (historiquement traditionnelles) :

Globalement une peau de chèvre sera plus fine qu’une peau de cerf, elle-même plus fine qu’une peau de cheval, puis de bison, puis de buffle (la plus épaisse, plus lourde).

C’est à dire qu’il y aura plus d’harmoniques et moins de graves pour les premières, en allant vers moins d’harmoniques et plus de graves et de profondeur pour les dernières (pour une même taille de tambour).

Attention, c’est une généralité, bon nombre de tambours peuvent me faire mentir !

Les peaux animales sont globalement sensibles aux variations d’humidité. Elles auront toujours tendance à se détendre en conditions humides (temps à la pluie, forêt, temps « lourd », hutte à sudation…) ou a contrario à se tendre en conditions sèches (près d’une cheminée, mis dans un appartement chauffé aux radiateurs radians, ou encore placé à côté du feu d’une hutte, au soleil, dans une voiture l’été… ).

Toutes les peaux ne réagissent pas de la même manières, et ont leur propre sensibilité. Globalement tout de même les peaux fines seront plus sensibles que les peaux épaisses.

Certaines peaux également ont plus d’inertie (les peaux épaisses) , si elles sont détendues elles mettront plus de temps à se retendre lorsque d’autres se retendront plus rapidement (peaux fines) par exemple.

Tout cela aura son implication sur la tension de la peau (cf « Jouabilité du tambour et entretien »).

Pour les peaux animales, elles sont issues d’animaux qui ont eu leurs vies, leurs histoires, leurs passages. Parfois avec de belles conditions de vie, parfois dans des conditions plus difficiles et en rapport avec l’objetisation qu’en a fait l’humain.
Il faut savoir que les animaux ne sont pas tués pour leur peau, mais majoritairement pour la viande, parfois car ils sont en fin de vie, ou qu’ils ne produisent plus de lait (femelles) ou ne sont plus aptes à se reproduire. Cela suit la vision que l’homme à de l’animal dans notre société. A nous, par notre sensibilité, d’amener une autre vision, une autre reconnaissance des êtres que sont les animaux.
Personnellement je fais une fumigation de gratitude et de reconnaissance (ainsi que de détachement pour que le tambour soit « disponible » à une personne) à la fin de chaque montage.

Concernant le choix de l’animal, hors considérations techniques, vous pouvez avoir une affinité particulière avec tel ou tel animal. Un cerf ne renvoie pas la même énergie qu’un bison, ou une chèvre qu’un cheval…  Et il n’y a pas de mieux ou de moins bien en soi. Il peut être intéressant d’y répondre, ou parfois au contraire d’aller vers de la nouveauté… ! 

A vous de vous laisser guider par votre intuition, de « sentir » l’animal, son propos, ce qu’il vous fait intérieurement, ce qu’il vous évoque et de voir si c’est ce dont vous avez besoin comme allié pour continuer votre cheminement ou pour vos pratiques. 

Les peaux de ces tambours ne sont pas tannées (donc pas de produits chimiques) mais parcheminées (utilisation de chaux naturelle et savons).

Les peaux poilues offrent généralement plus de basses et de graves, en revanches les poils ont tendance à « capter » l’humidité, de ce fait, le tambour peut se détendre plus rapidement lorsque l’air ambiant est humide.

Peaux naturelles végétales (coton, lin, chanvre…) véganes, mais naturelles.

Pour celles et ceux qui préfèrent ne pas utiliser une peau animale, mais rester dans un matériau naturel, il y a ces types de tambours qui peuvent être bien. Attention cependant ils peuvent être particulièrement sensibles aux variations d’humidité, même s’ils sont accordables. Ils ont tendance à se détendre dans le temps, les fibres végétales s’étirant.

Peaux synthétiques (plastique : nylon, polymère…) véganes, pas naturelles.

Pour celles et ceux également qui préfèrent ne pas utiliser une peau animale ni avoir certains inconvénients des peaux végétales. Le matériau n’est pas noble, mais ce sont des tambours particulièrement stables aux variations d’humidité. Ils ne nécessiteront donc pas ou peu d’adaptation aux conditions météo (à priori pas besoin de chauffer la peau du tambour s’il fait humide pour que celui-ci soit tendu).

Partant de ces indications, vous devriez déjà avoir un bon point de départ pour votre réflexion…

 

Personnellement je ne travaille que les peaux animales.

Suivez votre intuition !!!

   Certains disent que c’est le tambour qui vous trouve… !

Tambours de la Terre vous offre la possibilité de choisir votre tambour directement (vous choisissez le tambour qui a été pris en photo, pas un générique).

Vous avez un grand choix de tambours, c’est à dire pour une même catégorie un grand choix d’esthétiques et de sensibilités de peaux différentes.

J’aime particulièrement réaliser des tambours sur mesure, n’hésitez donc pas à me contacter pour que l’on discute de votre souhait. Je pourrai ainsi vous guider si besoin dans votre démarche et répondre au mieux à votre envie.

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